Bannis des réseaux de l’information, les peuples souffrent d’un manque de reconnaissance qui entraine bien souvent leur marginalisation. Nous nous sommes donc données comme mission de les médiatiser (à notre humble échelle, qui est celle de nos contacts et de nos proches) en recueillant des témoignages et en les diffusant dans un documentaire que nous aurons réalisé.

Retrouvez plus d’informations en suivant les liens ci-dessous:

LE CONSTAT
LA MISSION

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ENGLISH VERSION BELOW

Bonjour à vous,

        Bienvenue sur le site des pigeonnes voyageuses, nous sommes ravies de vous accueillir!

       Depuis quelques années, le thème de l’identité Française est au coeur des débats mais aussi de notre vie quotidienne. Pour mieux comprendre la construction de cette identité, et dans le cadre de nos études, nous avons décidé de partir autour du monde pour appréhender ce qui constitue l’identité d’un peuple sur différents continents et dans diverses situations.

       La notion de nation imprègne les français dès leur plus jeune âge, mais que signifie-t-elle? Comment certains pays construisent-ils leur identité alors qu’une partie de leurs peuples est politiquement marginalisée, socialement opprimée ou géographiquement isolée?

     Nous voulons, à travers un objectif subjectif, prendre une photographie globale de la situation des peuples marginalisés politiquement ou géographiquement. Sans se lancer dans un projet à l’ambition démesurée (qui serait mal venu, étant donné notre relative inexpérience) notre intention est de mettre en lumière une micro anthropologie, qui, à l’image de la micro histoire, servirait à faire réfléchir avec l’étalon le plus petit, celui de l’individu, sur une échelle plus grande, celle des peuples.

Nous allons nous centrer sur des thèmes qui, selon nous, sont constitutifs d’une identité (même s’ils ne suffisent pas à la définir).

Nous avons choisi de rapporter ces thématiques à six questions différentes mais transversales: 

  1. Les langues menacées de disparition 
  2. L’attachement à la terre et l’expropriation des peuples
  3. Le danger de muséification des populations indigènes
  4. La place de l’art et de la culture dans les communautés indigènes
  5. La part de l’isolement géographique dans la constitution de l’identité
  6. La place des minorités religieuses et ethniques dans un pays

Ainsi s’achève la version courte de notre description. Si vous voulez mieux comprendre notre démarche,

     Notre projet, par nature, ne se veut pas exhaustif. Nous allons essayer de réaliser un tableau éclectique, composé de témoignages de personnes qui travaillent sur la question ou des membres de communautés marginalisées. Ce « tableau » fera l’objet d’un documentaire que nous présenterons à notre retour et qui sera mis en ligne, afin de sensibiliser les jeunes à ce thème que l’on ne connaît pas assez.

       En rentrant, nous allons essayer de répondre à la question posée avant de partir: qu’est-ce que faire partie d’une nation signifie?

       Nous ne sommes ni des anthropologues, ni des linguistes, ni des spécialistes de la question. Et, si nous nous efforçons dans nos articles et notre démarche, d’être les plus précises possible, nous commettrons sûrement des imprécisions, erreurs, omissions et autres indélicatesses. Si vous en repérez, n’hésitez pas à nous envoyer un mail (toutunmonde2016@gmail.com) ou à nous contacter directement.

       Enfin, si le projet vous plait, vous pouvez nous soutenir, en nous mettant en contact avec des gens intéressés par ce sujet, ou en faisant un don à notre association, via la plateforme de financement participatif (qui sera mise en ligne très vite).

         Votre intérêt pour notre projet est précieux, la sensibilisation à ce sujet trop peu abordé fait partie la démarche de notre tour du monde, donc MERCI pour votre visite!!!

A très vite,

Marie et Sonia


LE DETAIL DES POINTS ABORDES

     « Une langue meurt tous les quinze jours, et avec, c’est une partie de notre intelligence mondiale qui disparait » nous alerte Jean Malaurie dans sa Lettre  à un inuit de 2022 (Fayard, 2015). La langue semble ainsi être le voyant d’alarme qui annonce la disparition d’une société. Elément indissociable de l’identité, le langage est une question à la fois centrale et transversale de notre projet.

      Il existe des milliers de langues dans le monde, et autant de spécificités qui sont le relief de l’humanité. Si les spécialistes s’efforcent de faire un décompte qui soit le plus précis possible afin de prévenir la disparition des langues, la rencontre avec les derniers détenteurs de ces savoirs est parfois délicate. Souvent, les langues menacées ne sont transmises qu’oralement, et l’absence de dictionnaire écrit complique le recensement.

   Par ailleurs, les individus concernés par cette menace ne sont pas nécessairement conscients de la gravité de la disparition de leur langue et privilégient la facilité à la préservation de cette culture. C’est notamment le cas dans certaines communautés guaranis,  où les couples bilingues (entre deux types de langues guarani) préfèrent communiquer en langue guarani commune et n’inculquent pas à leurs enfants leurs langues maternelles. C’est ainsi que des langues disparaissent.

     Dans notre mission, nous essaierons de promouvoir la spécificité des langues, notamment en témoignant de notre attachement au français dans les écoles.

       Les peuples isolés ont souvent un rapport fusionnel à leur territoire. Cette terre matricielle renferme leur histoire, accueille leurs gestes quotidiens, et est empreinte d’un certain mysticisme face auquel nous, occidentaux, sommes assez sceptiques. La terre est personnifiée, elle accompagne chaque individu tout au long de sa vie comme un membre de sa famille.

       Ce constat est toutefois nuancé par le nombre croissant d’indigènes qui délaissent leurs terres. Les jeunes, notamment, ressentent de plus en plus le poids de leur communauté, et ont tendance à partir pour s’installer dans les villes. Il faut dire que la vie n’y est pas aussi tranquille que ce que l’on peut imaginer: la dureté du travail, le poids des traditions et le manque d’avenir affectent bien souvent ces jeunes. Ils voient ainsi le monde occidental et ses codes comme une échappatoire à des carcans trop lourds.

       L’autre problème inhérent à la question de la terre est l’expropriation. Certains des territoires que nous allons visiter sont convoités pour leurs ressources ou leur position géographique, et leurs habitants se voient retirer leurs terres et déplacés. La folie productiviste et le commerce aveugle ne tient pas compte des particularités, au détriment de ces populations millénaires. Notre but est de sensibiliser les jeunes à ce problème bien trop souvent mis sous silence.

  •  La réalité des peuples et le danger de la muséification

       Les peuples souffrent de l’image que l’on veut bien leur donner, qu’elle soit idéalisée, figée ou bien dégradante.
Les communautés indigènes ont bien évolué depuis que nous en avons eu connaissance: pour la plupart, ils sont maintenant connectés, portent des vêtements occidentaux, vont dans les villes,… Or, on aime à s’imaginer des peuples candides, libres de toute influence occidentale, comme des terres encore vierges de toute présence citadine. Il faut donc veiller à ne pas considérer les communautés comme des ensembles figés et hermétiques au progrès pour ne pas tomber dans le piège de la muséification et de la mythification. Ces peuples sont vivants et évoluent sans cesse.

      Dans le cadre de notre étude, les personnes que nous allons interviewer sont en contact avec le monde citadin et l’occident.

       Notamment, les pratiques « safariesques » des agences de tourisme australiennes nous semblent sortir d’un autre temps: celles-ci proposent des tours pour observer les aborigènes, comme on vient voir des animaux en liberté.

       L’art et la culture, au centre de la construction identitaire, sont en constante évolution au sein des peuples que nous allons rencontrer. Si l’art sert souvent de repère et scande les grands moments de la vie des habitants des communautés, il est aussi un trait de leur identité qui est de plus en plus reconnu par les occidentaux. Les nombreuses expositions  consacrées aux arts indigènes et l’influence qu’ils ont dans l’art contemporain témoignent de ce regain d’intérêt.

  Si la tradition occupe souvent un poids conséquent dans les communautés indigènes, celles-ci ne se résument pas à leur histoire et leurs rites. Le développement de l’art des peuples indigènes serait ainsi à l’image de leur évolution, que l’on espère aller dans le sens de l’ouverture et de la préservation de leur identité.

    Ce thème comporte trois principales questions: Comment les peuples isolés géographiquement vivent-ils leur identité? Leur éloignement du monde hyper-connecté dans lequel nous vivons est-il constitutif de leur identité? Quel rapport les habitants insulaires entretiennent-ils vis-à-vis de leurs Etats?

  • Leur rapport au monde tel qu’on le connait (mondialisation) nous intéresse. Nous allons rencontrer des communautés indépendantes et auto-suffisantes, pour qu’elles nous expliquent leur mode de pensée et leurs perspectives d’avenir.
  •  Bien souvent, cet isolement n’est pas seulement géographique, et les communautés sont marginalisées du flux d’information continu que nous connaissons. Cet éloignement du monde d’hyper-communication que nous connaissons contribue à la spécificité des peuples.
  • La question de l’isolement rejoint celle de l’identité des pays qui s’étendent sur plusieurs fuseaux horaires ou qui possèdent des îles lointaines dans leur territoire. L’attachement à une identité ne peut être le même pour tous les citoyens d’un même Etat. Par exemple, comment les français d’outremer vivent-ils leur identité française? Se sent-on aussi français que les habitants de la métropole lorsque l’on habite à des milliers de kilomètres de celle-ci? Ce thème est de plus en plus abordé dans les médias, comme en témoigne le film La Forme des Îles (Patrick Viret, 2015). Nous allons ainsi tenter de répondre à ces questions en interviewant des français d’outremer.

Partout dans le monde, nombre de minorités sont encore persécutées. Pour des raisons évidentes, nous n’allons pas visiter de pays où les minorités persécutées font l’objet d’attentats. En revanche, nous voulons rencontrer des personnes dont la religion ou l’ethnie le marginalise de son pays. Malgré un racisme latent qui parfois ressurgit, les minorités ont en France la chance de ne pas subir de discrimination de la part de leur propre Etat ou bien des destructions à grande échelle, comme c’est le cas de certains pays.
Plus précisément, on peut citer le cas des chrétiens d’orient, qui sont persécutés dans certains pays par les défenseurs des religions d’Etat. Nous allons nous rendre en Jordanie et au Liban pour comprendre les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien.

Notre objectif ici est de sensibiliser les jeunes à ce problème, qui touche bien plus de communautés qu’on ne le pense.

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(ATTENTION ceci est une répétition – pour être sûres que vous avez bien suivi) Notre projet, par nature, ne se veut pas exhaustif. Nous allons essayer de réaliser un tableau éclectique, composé de témoignages de personnes qui travaillent sur la question ou des membres de communautés marginalisées. Ce « tableau » fera l’objet d’un documentaire que nous présenterons à notre retour et qui sera mis en ligne, afin de sensibiliser les jeunes à ce thème que l’on ne connaît pas assez.

       En rentrant, nous allons essayer de répondre à la question posée avant de partir: qu’est-ce que faire partie d’une nation signifie?

       Nous ne sommes ni des anthropologues, ni des linguistes, ni des spécialistes de la question. Et, si nous nous efforçons dans nos articles et notre démarche, d’être les plus précises possible, nous commettrons sûrement des imprécisions, erreurs, omissions et autres indélicatesses. Si vous en repérez, n’hésitez pas à nous envoyer un mail (toutunmonde2016@gmail.com) ou à nous contacter directement.

       Enfin, si le projet vous plait, vous pouvez nous soutenir, en nous mettant en contact avec des gens intéressés par ce sujet, ou en faisant un don à notre association, via la plateforme de financement participatif (qui sera mise en ligne très vite).

         Votre intérêt pour notre projet est précieux, la sensibilisation à ce sujet trop peu abordé fait partie la démarche de notre tour du monde, donc MERCI pour votre visite!!!

A très vite,

Marie et Sonia


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